La rénovation de votre toiture peut avoir un impact significatif sur votre déclaration fiscale. En effet, en France, le coût moyen d’une réfection de toiture est de 2 000 euros par an et certaines dépenses peuvent être déductibles selon les règles fiscales. Cependant, la législation évolue constamment et il est essentiel de se tenir informé des critères techniques précis qui seront applicables en 2025.
Mais alors, comment naviguer dans ce labyrinthe fiscal ? Quels travaux sont déductibles et quels sont ceux qui ne le sont pas ? Quelles sont les aides disponibles pour les propriétaires occupants et les bailleurs ? Dans cet article, nous répondrons à toutes ces questions et bien plus encore. Alors, prêt à découvrir comment votre rénovation de toiture peut faire la différence sur votre déclaration fiscale ?
Coût et déduction fiscale : une équation à résoudre !
En France, le coût moyen d’une réfection de toiture est estimé à environ 2000 euros par an. Cependant, il est crucial de comprendre que toutes les dépenses engagées pour ces travaux ne sont pas nécessairement déductibles des impôts. La législation fiscale fait une distinction précise entre différents types de travaux tels que l’entretien, la réparation, l’amélioration énergétique ou la transformation.
Seuls certains travaux peuvent donner droit à un avantage fiscal. Par exemple, les travaux d’amélioration énergétique peuvent être éligibles à certaines aides fiscales. En revanche, les travaux de transformation lourde ou d’embellissement esthétique ne le sont généralement pas. À partir de 2026, la possibilité de déduire des impôts les travaux sur une toiture dépendra de critères techniques précis. Il est donc essentiel de bien se renseigner avant d’engager des travaux de réfection de toiture.
Types de travaux déductibles : entretien et réparation
Les dépenses d’entretien ou de réparation sont généralement déductibles si le logement est loué vide au régime réel. Cela inclut des travaux tels que le remplacement de tuiles ou la restauration de l’étanchéité.
En revanche, les travaux de transformation lourde, comme la modification de la pente du toit ou la surélévation de l’habitation, ne sont pas déductibles car ils sont considérés comme des travaux de construction.
Travaux pour les propriétaires occupants : améliorations énergétiques
Pour les propriétaires occupants, il n’est pas possible de déduire les dépenses liées à la réfection de la toiture. Toutefois, certaines améliorations énergétiques peuvent donner droit à des aides, mais pas à une déduction fiscale classique.
Il est donc recommandé de consulter les textes officiels et les ressources gouvernementales pour connaître précisément les travaux éligibles à ces aides.
Naviguer dans le labyrinthe des aides fiscales
Pour les propriétaires envisageant des travaux de rénovation, notamment pour améliorer l’efficacité énergétique d’une toiture ou d’un logement, certaines aides publiques ont longtemps constitué un soutien important. Parmi elles, MaPrimeRénov’ s’est imposée comme l’aide phare depuis la disparition du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) en 2020, en finançant une large gamme de travaux pour les propriétaires occupants, les bailleurs et les copropriétés.
Cependant, ce dispositif sera suspendu à partir du 1ᵉʳ janvier 2026 sur l’ensemble du territoire français. Cette décision fait suite à l’absence d’adoption d’un budget définitif par le Parlement pour 2026, ce qui empêche le versement de nouvelles aides tant que la question du financement n’est pas définitivement tranchée.
Concrètement, cela signifie que plus aucun dossier MaPrimeRénov’ ne pourra être déposé à partir de début 2026, même si les projets sont bien engagés. Les demandes déjà validées et les versements pour des travaux en cours restent généralement garantis, mais l’incertitude pèse sur les rénovations futures.
Dans ce contexte de transition et d’évolutions fréquentes des dispositifs publics, il devient d’autant plus essentiel pour les propriétaires de se tenir informés des changements à venir et des alternatives possibles. Avant de lancer des travaux, il reste recommandé de vérifier le statut RGE des professionnels sollicités, d’anticiper les autres aides potentielles et de consulter des sources officielles comme france-renov.gouv.fr, service-public.fr ou impots.gouv.fr.
Quelles alternatives après MaPrimeRénov’ en 2026 ?
La suspension de MaPrimeRénov’ ne signifie pas la fin de toute aide à la rénovation. D’autres leviers restent mobilisables, notamment les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), toujours accessibles via les fournisseurs d’énergie, ainsi que certaines aides locales proposées par les régions, départements ou collectivités.
La TVA réduite à 5,5 % sur les travaux de rénovation énergétique demeure également en vigueur.
En 2026 plus que jamais, l’enjeu sera donc d’anticiper, de comparer les dispositifs disponibles et de structurer son projet en amont pour éviter les mauvaises surprises… et continuer à rénover intelligemment, même sans MaPrimeRénov’.